Formation doctorale Urbanisme, gouvernance urbaine et territoires

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L’ensemble des diagnostics réalisés en matière de formation en aménagement et urbanisme au Maroc montre le manque patent de profils de haut niveau pouvant participer à la réflexion sur l’avenir de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme au Maroc, tout en assurant la relève dans le domaine de l’enseignement. Au- delà des cadres de conception, il s’agit du vivier intellectuel, nourri par la recherche fondamentale qui alimente de façon continue la réflexion et l’action dans ce domaine. Ces profils, jusque là formés essentiellement à l’étranger, sont de plus en plus à penser dans le cadre de la nouvelle réforme de l’enseignement à l’INAU.

En effet, la formation de ce type de profil ne peut être envisagée que soutenue par un réseau de recherche dans lequel s’insère le doctorant. La qualité de la formation dépend essentiellement du type et du niveau de l’appui que peuvent lui apporter les laboratoires de recherche associés dans la formation.

C’est dans ce contexte que l’INAU se propose de mettre en place cette formation doctorale dont l’objectif ultime doit mener à la formation de chercheurs et de profils capables de transmettre les exigences de la recherche.

La formation doctorale « urbanisme, gouvernance urbaine et territoires » prépare au métier de la recherche et de l’enseignement en urbanisme et gestion urbaine. Elle vise à offrir les outils méthodologiques et intellectuels pour la compréhension des mutations actuelles de la ville et des politiques qui les accompagnent. La ville est comprise dans son unité par une approche pluridisciplinaire associant les dimensions géographiques, économiques, sociales et politiques.

Depuis le milieu des années 80, les questions liées à la gestion urbaine et à la répartition des pouvoirs dans la ville ne se posent plus en termes de monopole des agents de l’Etat. Les initiatives locales et municipales se confirment, le champ du commandement s’effrite (notamment dans les grandes villes), l’appel à de nouveaux gestionnaires de réseaux privés les assoient comme des partenaires à part entière alors que la demande de participation financière des populations aux équipements affirment ces dernières (à travers leurs associations et amicales) comme acteurs de la gestion urbaine. Les problèmes urbains actuels se posent de plus en plus d’une part dans des villes connaissant une multiplication des acteurs (participant à une perte de repères sur les processus de prise de décision), et d’autre part, dans des territoires connaissant de fortes mutations sociospatiales (transformation des quartiers, des valeurs, des représentants des populations, multiplicité des découpages administratifs…).

Cette double caractéristique impose un mouvement de rapprochement de la sphère publique et privée. La notion de gouvernance renvoie justement à une forme négociée de l’action publique (Le Gales, 1995). Cette dernière est d’autant plus nécessaire que la scène décisionnelle urbaine, a à répondre aussi bien à la demande et aux exigences des entreprises privées locales et mondialisées, qu’à assurer, aux couches les plus défavorisées, l’accès aux services publics. Des défis qui impliquent des choix et des régulations répondant aussi à la dimension environnementale et à la gestion des risques. Les conflits d’usage, notamment autour de projets provoquant des nuisances, montrent la montée des expressions et revendications locales jusque là absentes de la scène publique. L’arbitrage des conflits, le contrôle des mutations de l’occupation de l’espace et l’organisation des dynamiques économiques et sociales exigent un ensemble de dispositifs institutionnels et relationnels par lequel passe l’action publique. Leur analyse renseigne aussi bien sur les logiques qui traversent l’Etat (sécuritaire, techniciste, participationniste) que sur les modalités de gestion du local.

Cette formation doctorale vise, d’une part, l’observation de la scène politique locale à travers divers enjeux urbains, et d’autre part, la traduction des interventions sur l’organisation de l’espace et les populations concernées sur le terrain. Selon quelles modalités s’organise la gestion des nouvelles périphéries urbaines et de l’étalement résidentiel, des réseaux urbains de transports, d’eau et d’assainissement urbains, des nuisances des installations industrielles…? Quelle place occupe le maire en tant qu’acteur (entrepreneur) rassembleur des forces économiques, mais aussi coordinateur de l’action portée vers les populations les plus pauvres ? Quels territoires politico-administratifs et quels acteurs assurent la coordination et la planification territoriale à l’échelle métropolitaine ? Y a-t-il des échelles pertinentes de gestion si tant est que la gouvernance urbaine aurait à répondre à la mise en cohérence à la fois entre niveaux de responsabilité, entre acteurs publics et privés et entre pouvoirs fragmentés (Gaudin, 2002), et enfin, quels effets socio-spatiaux ?

Qu’il s’agisse de la planification urbaine ou des politiques publiques (habitat, transport, eau, assainissement…), il y a à confronter les outils mis en place et leur mise en œuvre sur un territoire à travers l’étude des acteurs, de leur rôle et pratiques afin d’expliciter le processus de prise de décision en aménagement urbain et ses effets socio-spatiaux. Dans cette confrontation une place privilégiée sera accordée à l’étude des formes de sociabilité des populations urbaines concernées, des systèmes d’actions collectives et de leur territorialisation.

Le programme de cette formation se structure autour des six axes de recherche suivants :

  • Axe 1 : Planification urbaine et fabrication de la ville.
  • Axe 2 : Services publics, négociations sociales et gestion urbaine.
  • Axe 3 : Villes et pouvoirs : Structures institutionnelles et gestion urbaine.
  • Axe 4 : Habitat social : politique, pratiques et territoires.
  • Axe 5 : Les espaces publics dans la ville
  • Axe 6 : Aménagement et développement durable

FORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Les Formations complémentaires comportent les quatre volets suivants : les pré-requis, la méthodologie de recherche et des enquêtes de terrain, les séminaires et journées d’études, conférences, études de terrain et écoles doctorales. Le centre organise les formations suivantes avec un volume horaire de 190 heures.

1- Les pré-requis

Vu les divers horizons et disciplines des doctorants et la spécificité de cette formation doctorale, des pré-requis restent nécessaires. Ils visent en premier lieu une mise à niveau des étudiants sur l’état de la recherche en aménagement et urbanisme. Il s’agit des principaux apports des sciences sociales sur la question urbaine et la ville ; géographie urbaine, doctrines d’urbanisme, sociologie urbaine, histoire des villes. Ces pré-requis visent ensuite à préparer le candidat aux techniques et outils de la cartographie et du SIG nécessaires à la représentation graphique, à l’établissement de banques de données…

  • Droit de l’Urbanisme (comparé). Abdelhadi RAOUNAK (INAU)- droit foncier, Mohamed EL OUAGARI (INAU) : 20 heures,
  • Economie urbaine. Mohamed BOUSLIKHANE (INAU) : 15 heures.
  • Sociologie urbaine. Sabah ABOUESSALAM (INAU) et Carole VICHE LAJJAM (Sociologue, UMR 5193) : 30 heures.
  • Histoire et théorie de l’urbanisme (processus d’urbanisation ; grands courants de l’urbanisme ; armature et réseaux urbains). Aziz EL MAOULA EL IRAKI, Mohamed TAMIM et Mohamed SOUAFI (INAU) : 20 heures.
  • Cartographie et Système d’Informations Géographiques en aménagement, Said BENAZZOUZ (INAU) : 30 heures.

2- Méthodologie de la recherche et des enquêtes de terrain

  • Initiation à la recherche en sciences sociales (15 heures).
  • L’enquête qualitative et l’entretien de recherche (15 heures).

Ces deux enseignements seront assurés en association directe avec le centre marocain de sciences sociales et l’école doctorale avec l’Université Hassan II de Casablanca par Hassan RACHIK, (Professeur Université Ain Chock), Mohamed EL AYADI, (Professeur Université Ain Chock), en association avec Michel PERALDI (Professeur des universités, Directeur du CJB), Aziz EL MAOULA EL IRAKI (Professeur INAU), Mohamed TAMIM (Professeur INAU) et Carole VICHE LAJJAM (Sociologue, UMR 5193).

3- Les séminaires

Ils visent à donner à l’étudiant les éléments théoriques et les hypothèses posées par l’état de la recherche dans chacun des séminaires tout en s’appuyant sur des études de cas.

Le second objectif de ces séminaires est de permettre au doctorant une mise en relation directe du terrain avec son sujet de thèse alors que l’échange de connaissances et des méthodes se ferait à travers les journées d’études et les écoles doctorales.

Séminaire 1 : Planification et fabrication urbaine, enjeux et acteurs

Si le concept de ville et l’origine de la ville restent à rappeler au préalable, on conviendra que la fabrication de la ville se fait sur la base des compétitions entre les usages (industriel, habitat social, détente et résidences secondaires…) entraînant des stratégies d’acteurs multiples qu’il s’agit d’identifier chacun suivant ses ressources de pouvoir.

La planification urbaine (et ses procédures) vient se placer alors, non comme «orientatrice » de cette fabrication, mais comme procédure ayant une influence directe sur les logiques d’acteurs suivant ses différentes étapes. Non accompagnée d’une politique d’orientation foncière, elle n’agit qu’indirectement sur la fabrication de la ville. Ces interactions ne peuvent être appréhendées dans toute leur complexité qu’à travers des études de cas. Le séminaire se répartira entre deux phases.

Une première phase de présentation des divers systèmes de planification débouchant sur l’évaluation de cas de planification urbaine reprenant les différentes catégories (les villes impériales et leur médina, les villes du littoral, des oasis…) et niveaux de villes (de la métropole à la petite ville). Présentation/ discussion avec les Bureaux d’Etudes Techniques, les responsables du département de l’urbanisme.

Une seconde phase de travail sur des études de cas avec enquêtes sur le terrain auprès de différents acteurs.

Enseignants INAU :

  • Aziz EL MAOULA EL IRAKI (Géographe, Professeur à l’INAU, Coordinateur)
  • Abdelghani ABOUHANI (Politologue, Professeur à l’INAU)
  • Mohamed EL OUAGARI (Institutionnaliste, Professeur INAU)

Collaborations extérieures :

  • Raffaele CATTEDRA (Géographe, Professeur à l’Université Paul Valery-Montpelier)
  • Mohamed CHAOUI (Architecte –urbaniste, Professeur à l’ENA)
  • Fathallah DEBBI (Architecte-urbaniste, Professional)
  • Mohammed EL MALTI (Architecte –urbaniste, Professeur à l’ENA)
  • Jean Michel EVIN (Urbaniste, Membre de l’Equipe d’Accueil GESTER (Gestion des Sociétés des Territoires et des risques))
  • Philippe GERVAIS-LAMBONI (Géographe, Université Paris X Nanterre)
  • Abdelkader KAIOUA (Géographe, Inspecteur de l’Aménagement du territoire)
  • Pascale PHILIFERT, (Géographe, Université Paris X Nanterre)
  • Jean Luc PIERMAY (Géographe, Professeur à l’Université de Strasbourg 3)
  • Abderrahmane RACHIK (Géographe, Fondation Ibn Abdelaziz)
Séminaire 2 : Habitat social : politique, pratiques et territoires

Ce séminaire concerne l’habitat social comme enjeu local entre les pratiques et représentations des acteurs institutionnels et celles des populations agissant au sein d’une unité sociospatiale.

Ce thème demandera de toucher à travers des études de cas, les procédures de mise en œuvre et les logiques qui sous-tendent l’action des divers acteurs dans différentes opérations ; restructuration, recasement, relogement. Des présentations diverses par différents acteurs seraient privilégiées (Direction de l’habitat social, Al Omrane, Agence du Développement Social..) mais elles seraient accompagnées de sorties sur le terrain visant le contact avec les autres acteurs (ONG, gestionnaire de réseau, population).

Enseignants INAU :

  • Abdellah LEHZAM (Economiste, Professeur à l’INAU, Coordinateur)
  • Aziz EL MAOULA EL IRAKI (Géographe, Professeur à l’INAU)
  • Touria IDRISSI BELHOUSSINE (Economiste, Professeur à l’INAU)

Collaborations extérieures :

  • Ahmed BOUZIANE (Sociologue, Enseignant chercheur à la FLSH Dher El Mehraz-Fès)
  • Naima LAHBIL TAGEMAOUTI (Economiste, Professeur à la FLSH Dher El Mehraz-Fès)
  • Daniel PINSON (Sociologue-Urbaniste, Institut d’Aménagement Régional, Université Aix-Marseille 3)
  • Nora SEMMOUD, (Géographe, Université de Tours)
  • Olivier TOUTAIN (Urbaniste-urbaniste, Professional)
Séminaire 3 : Services publics, négociations sociales et gestion urbaine

Ce séminaire interroge les négociations sociales entre acteurs concernés par les services urbains et leurs retombées sur la gestion urbaine à partir des changements liées à la déréglementation et ses implications dans la gestion des services et réseaux. L’ouverture des services urbains de base aux entreprises privées pose en d’autres termes la place de l’Etat dans ses capacités de régulation face aux multinationales. Partant de différents contextes urbains et de situations concrètes, comment les contrats ont été négociés ? Quelle place occupe la municipalité et les élus ? Comment se passe la relation aux clients ? Sur quoi débouche le processus mis en œuvre pour l’implication des populations bénéficiaires ?

Ici aussi, le thème sera abordé à partir d’interrogations générales sur le partenariat public privé, la place de l’Etat…mais aussi dans des situations concrètes qui interrogent la gestion urbaine et le pouvoir dans la ville.

Partant d’une logique largement pratiquée au niveau international, le séminaire s’appuiera donc sur plusieurs études de cas pris dans les PVD avant d’étudier différents contextes urbains marocains. Différents acteurs seront conviés à faire des présentations alors que des situations précises seront identifiées et demanderont des sorties sur le terrain et l’abord de certains acteurs.

Enseignants INAU :

  • Mohamed TAMIM (Economiste-urbaniste, Professeur à l’INAU)

Collaborations extérieures :

  • Claude DEMIRAS (Economiste, Directeur de recherche IRD, Université Aix en Provence, Coordinateur)
  • Beatrice ALAIN MANSOURI (Géographe, professeur agrégée)
  • Ahmed BENCHEIKH (Urbaniste, Professionnel)
  • Ali BOUABID (Institutionnaliste, Fondation Abderrahim Bouabid)
  • Sinda HAOUES JOUVE (Géographe, Professeur à l’Université de Toulouse 2 le Mirail)
  • Julien LETELLIER (Géographe, Post doctorant Aix en Provence)
Séminaire 4 : Ville et pouvoir, structures institutionnelles et gestion urbaine

Ce séminaire transversal s’intéresse au pouvoir dans la ville, à la manière avec laquelle un territoire urbain est gouverné. Après identification des acteurs qui participent au gouvernement d’un territoire (ces acteurs regroupant des acteurs officiels - gouverneurs, wali, président de conseil communal, directeur d’agence urbaine, inspecteur régional…- et non officiels - notables, O.N.G, groupe de pression…-), les interrogations concerneraient le fonctionnement de la chaîne des relations descendantes et ascendantes entre acteurs centraux et locaux, le degré d’autonomie des uns par rapport aux autres dans les textes et dans les faits, le type de relations s’établissant entre ces différents acteurs officiels (complémentarité, alliances, conflits).

Les relations concernent en second lieu celles qui s’établissent entre les acteurs officiels et les acteurs non officiels ; ce niveau d’analyse est très important : il s’agit en effet de mesurer le degré d’ouverture des acteurs officiels sur les différentes catégories de populations. Quel est le niveau de structuration des populations ; quelles sont les catégories de population admises à négocier, comment s’exercent les pressions des populations sur les acteurs officiels ?

L’ensemble de ces questionnements se ferait dans un champ urbain déterminé et auprès d’acteurs en situation, permettant ainsi de remonter à travers un problème urbain donné à toutes les chaînes des pouvoirs qui se déploient pour coopérer et/ou s’affronter autour du problème posé. Cette démarche sera mise en application donc et poserait les interrogations nécessaires à travers des études de cas ; les nouvelles dispositions institutionnelles dans les grandes villes (unité de la ville et relation aux arrondissement), les découpages administratifs successifs dans les métropoles et leur traduction dans le jeu d’acteurs, la mise en place de structures ad-hoc de gestion de « portions de territoires urbains », les dispositions et procédures impliquant les ONG dans leur réalité effective à travers l’étude de la gestion/négociations autour de certains enjeux urbains.

Enseignants INAU :

  • Aziz EL MAOULA EL IRAKI (Géographe, Professeur à l’INAU, Coordinateur)
  • Abdelghani ABOUHANI (Politologue, Professeur à l’INAU)
  • Abdellah LEHZAM (Economiste, Professeur à l’INAU)
  • Mohamed SOUAFI (géographe, Professeur à l’INAU)

Collaborations extérieures :

  • Mohamed BERRIANE (Géographe, Professeur à la FLSH de Rabat)
  • Ali BOUABID (Institutionnaliste, Fondation Abderrahim Bouabid)
  • Larbi JAIDI (Economiste, Professeur à la FSJES de Rabat)
  • Mohamed MDAFAI (Géographe, Professeur à la l’Université Hassan 1er de Khouribga)
  • Abderrahmane RACHIK (Géographe, Fondation Ibn Abdelaziz)
  • Mohamed TOZY (Politologue, Directeur du CMSS)
  • Brahim ZIANI (Institutionnaliste, Département de l’environnement)
Séminaire 5 : Les espaces publics dans la ville

Cet axe de recherche vise à contribuer à répondre aux multiples questions posées par toute intervention sur l’espace public urbain : quelles sont les attributions et les responsabilités de l’acteur public sur ce domaine ? Quelles sont les compétences urbanistiques, en termes d’aménagement, de gestion et de maintenance laissées aux collectivités locales ? Comment s’organise la maîtrise d’ouvrage, quels types de partenariat sont noués ? A quels professionnels est-il fait appel ? Quelle traduction dans les documents d’urbanisme locaux ? Quel rôle est assigné aux espaces publics dans l’organisation des déplacements urbains, ou encore dans la définition ou programmation des différentes activités économiques, sociales, ludiques et symboliques ? Et enfin, comment l’espace public urbain agit sur l’image de la ville et participe au façonnement des paysages urbains ?

Thèmes abordés :

    • Qu’est ce qu’un espace public ? Une question politique ?
    • Introduction à la problématique des politiques urbaines locales en matière de planification, de programmation, et de gestion d’espaces publics  : partage de la voirie et modes de déplacement, gestion et exploitation du stationnement, exigences du développement durable, exemple de la gestion des déchets entre riverains, la récente prise en compte des questions de sécurité en aménagement.
    • Le sens que confèrent les interactions et les usages qu'ils supportent, à la typologie des espaces publics urbains (rue, place, jardins publics, parc, ...). L’inaliénabilité du domaine public et ses occupations tolérées.
    • L’espace public, révélateur des tensions urbaines et des conflits d’usage. Conséquences de l’ouverture à la concurrence des opérateurs économiques et leur privatisation de l’espace public.
    • Les évolutions en cours : tendances, exemple des pôles privés de loisir urbain, exemple du "facilities management" dans la gestion des espaces économiques.

"Renouvellement urbain". Il s'agit là d'un nouveau mode d'action des politiques publiques qui s'attachent à des espaces urbains déqualifiés que sont ceux des anciennes médinas, les centres-villes et les grands espaces centraux de la ville coloniale.

  • La production ordinaire et répétée de l'espace public, à travers les pratiques commerciales, festives et ludiques de l'espace.

L’expertise technique et les démarches conceptuelles, artistiques et culturelles qui président à la production des espaces publics Autour de quelques projets, éphémères ou durables, nous verrons comment les aménageurs, architectes, artistes, designers et opérateurs culturels peuvent contribuer à la fabrication d’espaces publics.

Enseignants INAU :

  • Mohamed TAMIM (Economiste-urbaniste, Professeur à l’INAU, Coordinateur)

Collaborations extérieures :

  • Mohamed CHAOUI (Architecte –urbaniste, professeur à l’ENA)
  • Raffaele CATTEDRA (Géographe, Professeur des universités, Université Paul Valéry-Montpelier)
  • Mohamed EL MALTI (Architecte-urbaniste, Professeur à l’ENA)
  • Mohamed HAMDOUNI ALAMI (Architecte-urbaniste)
  • Michele JOLÉ (Sociologue, Institut d’Urbanisme de Paris)
  • Catherine MILLER (Chargée de Recherche au CJB, CNRS, Sophia Antipolis)
  • Michel PERALDI (Sociologue, Professeur, Directeur du CJB)
Séminaire 6 : Aménagement et développement durable

Le concept " développement durable ", bien que de plus en contesté, jouit d’un engouement certain au point de devenir incontournable dans bon nombre de domaines de politiques publiques. L’objectif de cet axe est d’essayer de comprendre et de mesurer plus précisément son apport pour l’aménagement et l’urbanisme, pris au sens large. D’une manière générale, nos territoires, nos villes connaissent des transformations importantes liées notamment à la mondialisation économique, à l’émergence de nouveaux processus d’exclusion sociale et aux limites environnementales. Il en résulte différents phénomènes - comme la difficulté croissante à gérer le péri urbain, la difficulté à gérer les ressources naturelles disponibles (sol, faune, flore, eau, air) sous l’effet de l’urbanisation croissante que connait notre pays, la difficulté à prévoir et gérer les risques qu’ils soient naturels, technologiques ou sociaux, ce qui pose de véritables défis en termes de régulation territoriale. Cet axe peut être décliné en trois sous-thèmes :

  • L’étalement urbain et les conflits d’usage ;
  • L’urbanisation comme facteur de raréfaction et/ou de valorisation des ressources naturelles ;
  • « La résilience urbaine » face à l’épineuse question de la prévision et de la gestion du risque urbain et territorial.

Enseignants INAU :

  • Abdelaziz ADIDI (Géographe, Professeur à l’INAU, Coordonateur)

Collaborations extérieures :

  • Bouchta EL FELLAH (Professeur, Institut Scientifique, Rabat)
  • Mohammed DAKKI (Professeur, Institut Scientifique, Rabat)

Activités liées aux séminaires :

Tutorat, Journées doctorales, Conférences, Etudes de terrain et Ecoles doctorales

  • Chaque séminaire organisera une présentation de l’état des lieux de la question et des éléments théoriques nécessaires aux doctorants à travers une série de conférences (12 heures) tout en proposant une bibliographie détaillée.
  • Après un passage par la première phase de tous les séminaires chaque doctorant sera convié à prendre option dans un axe ou séminaire donné en relation directe avec son sujet de thèse. Auprès de son directeur de thèse, sera convenu un premier travail de mise en relation au terrain et à ses acteurs.
  • Chaque année, chaque axe et séminaire aura à organiser autour d’une thématique une journée d’étude. Cette journée serait décomposée entre deux moments : un premier moment de présentation par des conférenciers nationaux et internationaux. Puis un second moment de présentation de l’avancement des travaux des doctorants en présence des directeurs de thèse et des conférenciers invités.
  • Chaque début d’année, seront programmées quatre à cinq journées doctorales assurant ainsi, l’ouverture des doctorants sur l’ensemble des séminaires et des axes de recherche de la formation et le suivi des thèses. (24 heures).

La participation ou l’organisation de rencontres doctorales internationales seront privilégiées. Les appels à contribution seront proposés aux doctorants suivant l’avancement de leurs travaux. De même que des rencontres doctorales (avec appel à proposition à l’international) à l’INAU pourront être envisagées suivant les programmes de recherche auxquels participent les chercheurs de l’équipe d’encadrement et les financements qu’ils pourront mobiliser pour se faire.

Coordonnateur scientifique
  • El Maoula El Iraki A. (Géographe-Urbaniste, INAU)
Membres du Conseil du CED
  • Abouhani A. (Politologue, INAU)
  • Adidi A. (Géographe, INAU)
  • Bouslikhane M. (Economiste, INAU)
  • El Ouagari M. (Institutionnaliste, INAU)
  • Lehzam A. (Economiste, INAU)
  • Raounak A. (Institutionnaliste, INAU)
  • Tamim M. (Géographe, INAU)
Membres externes au Conseil du CED
  • ABOUESSALAM S. (Sociologue, INAU)
  • ALAIN MANSOURI B. (Géographe, AEFE)
  • BENCHEIKH A. (Urbaniste, Professionnel)
  • BERRIANE M. (Géographe, FLSH-Rabat)
  • BOUABID A. (Institutionnaliste, Fondation Bouabid)
  • BOUZIANE A. (Sociologue, FLSH-Fès)
  • CATTEDRA R. (Géographe, Paul Valeri-Montpelier)
  • CHAOUI M. (Architecte-urbaniste, ENA)
  • DEBBI F. (Architecte-urbaniste, Professionnel)
  • DEMIRAS C. (Economiste, Aix en Provence & IRD)
  • EL AYADI M. (Historien-politologue, Université Ain Chock)
  • EL MALTI M. (Architecte-urbaniste, ENA)
  • EVIN J.M. (Urbaniste, Paul Valeri-Montpelier)
  • GERVAIS-LAMBONI P. (Géographe, Université Paris X Nanterre)
  • HAMDOUNI ALAMI M. (Urbaniste, Professionnel)
  • HAOUES JOUVE S. (Géographe, Toulouse II - le Mirail)
  • IDRISSI BELHOUSSINE T. (Economiste, INAU)
  • JAIDI L. (Economiste, FSJES-Rabat)
  • JOLÉ M. (Sociologue, Institut d’urbanisme de Paris)
  • KAIOUA A. (Géographe, IRHUAE-RSZZ)
  • LAHBIL TAGEMAOUTI N. (Economiste, FLSH-Fès)
  • LETELLIER J. (Géographe, Aix en Provence)
  • MDAFAI M. (Géographe, FLSH-Khouribga)
  • MILLER C. (Sociologue, CJB & CNRS)
  • PHILIFERT P. (Géographe, Université Paris X Nanterre)
  • PERALDI M. (Sociologue, CJB)
  • PIERMAY J.L. (Géographe, Université de Strasbourg)
  • PINSON D. (Sociologue-Urbaniste, Aix-Marseille III)
  • RACHIK A. (Géographe, Fondation Ibn Abdelaziz)
  • RACHIK H. (Sociologue, Université Ain Chock)
  • SEMMOUD N. (Géographe, Université de Tours)
  • SOUAFI M. (Géographe, INAU)
  • TOUTAIN O. (Architecte-urbaniste, Profes-sionnel)
  • TOZY M. (Politologue, CMSS)
  • VICHE LAJJAM C. (Sociologue, UMR 5193)
  • ZIANI B. (Institutionnaliste, Département de l’Environnement)

Au niveau national :

Avec des établissements d’enseignement supérieur :
  • Centre Jacques Berque.
  • Centre Marocain des Sciences Sociales.
  • Université Abdelmalek Essaadi.
  • Institut Scientifique (Université Mohamed V, Rabat-Agdal).
  • Université Mohamed V, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, UFR Economie des Organisations (Rabat-Agdal).
  • Institut National de Statistique et d’Economie Appliquée (INSEA).
Avec des acteurs socioprofessionnels :
  • Inspection Régionale d’Habitat, d’Urbanisme et d’Aménagement de l’Espace de la Région de RSZZ.
  • ALTAÏR Environnement S.A. (Casablanca).
  • BET Sciences urbaines et de Développement (SUD-Rabat).

Au niveau international :

  • Université Paul Valéry, Montpellier III (France).
  • Université Pierre Mendès, Grenoble II, (France).
  • Université Jean Monnet (Saint Etienne, France) – Equipe de Recherche « Technologique en Ingénierie Territoriale (ERT) ».
  • Université de Tours (France) - EMAM « Equipe Monde Arabe et Méditerranée ».
  • Université de Paris X, UFR SSA, Département de Géographie, Laboratoire de Géographies Comparées des Suds et des Nords (EA375) (en cours).
LES CONDITIONS D’ACCES

L’accès à la formation du cycle de doctorat est ouvert aux titulaires d’un Master ou Master Spécialisé ou d’un diplôme reconnu équivalent dans les domaines suivants :

Urbanisme, Architecture, Géographie, Sociologie, Sciences Politiques, Sciences Juridiques, Sciences Économiques.

LES PRE-REQUIS SCIENTIFIQUES ET PEDAGOGIQUES

De bonnes bases et connaissances dans la discipline d’origine doublées d’une ouverture vers le pluridisciplinaire et une mise en relation entre le cursus de formation et le domaine de l’urbanisme et de la gouvernance urbaine.

LES PROCEDURES DE SELECTION

Elle se fera en deux temps. Une première phase de sélection sur dossier et une seconde phase impliquant un entretien et la présentation sommaire d’un sujet de thèse. La sélection définitive ne se fera qu’après la seconde phase.

Constitution du dossier de candidature :

  1. Une copie du Mémoire du MASTER ou du travail de fin d’études du diplôme reconnu équivalent.
  2. Une lettre de motivation.
  3. Un Projet de recherche succinct.
  4. Deux lettres de recommandation délivrées par deux professeurs connaissant le candidat et attestant de ses capacités à poursuivre des études doctorales.
  5. Un CV détaillé mettant en évidence les différentes expériences du candidat.
  6. Des Photocopies certifiées des diplômes universitaires obtenus.
  7. Une copie certifiée de la CIN & une photo.
  8. Un Formulaire d’inscription à télécharger ici --> Format Word - Format pdf

Etude du dossier :

  1. Si le master, ou un diplôme équivalent est exigé, une attention particulière sera donnée au nombre d’années d’études et au cheminement pris par le candidat entre les études et la vie professionnelle. En effet, il y aura à privilégier les candidats montrant une continuité dans le cursus universitaire. Ceux ayant rejoint l’administration avant la présentation de leur candidature seront retenus selon un quota. Ce critère interroge l’insertion future du doctorant dans le milieu de la recherche ou dans son administration d’origine.
  2. L’étude du dossier insistera ensuite sur les matières étudiées dans chaque cursus et les mentions obtenues par le candidat.
  3. Une attention particulière sera portée au mémoire de fin d’année de Master. Sujet traité, expression écrite, plan, exposé de la problématique, relation au terrain.
  4. Les stages et enquêtes de terrain réalisés. L’enquête de terrain est une exigence forte dans tout sujet relatif à l’urbanisme et à la gouvernance urbaine ramené au territoire. La relation au terrain du candidat et son ouverture sur les autres (ONG…) seront fortement appréciées.
  5. Un projet de thèse. Il s’agit davantage de la proposition d’un sujet de thèse assez général et de ses déclinaisons. Une première appréciation pourra être faite à ce niveau en attendant un approfondissement au cours de l’entretien.

Entretien :

L’entretien portera sur les bases dans la formation d’origine, l’articulation du cursus du candidat à l’urbanisme et à la gouvernance urbaine, l’état de la réflexion du candidat sur le projet de thèse.

Directeur du CED :

Mohamed TAMIM, PES à l’INAU

E-mail : [email protected]

Coordonnateur scientifique :

Aziz EL MAOULA EL IRAKI, PES à l’INAU

E-mail : [email protected]

Contact et renseignements :

Abdelfettah ROCHDI, Cadre/Chercheur

E-mail : [email protected]

Tél. : 0537.77.16.24 / Fax : 0537.77.50.09

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